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ACTIONS DE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE (GLE) : PERSPECTIVES 2025 ET POINTS CLÉS POUR 2026

Découvrez les perspectives pour Société Générale (GLE) en 2025 : croissance, défis, risques et les signaux à surveiller pour 2026.

État actuel et contexte de Société Générale en 2024

En tant que l’un des piliers du secteur bancaire français et européen, Société Générale (code mnémonique Euronext : GLE) est constamment sous les projecteurs des investisseurs. Suite à une période de réorganisation stratégique et opérationnelle engagée sous l’impulsion des équipes dirigées par Slawomir Krupa, le groupe aborde 2025 avec des objectifs clairs : simplifier son modèle, améliorer sa rentabilité, et renforcer sa résilience. Dans cette première section, nous analysons l’état de l’entreprise en 2024 afin d'établir une base solide pour anticiper sa trajectoire en 2025.

Résultats financiers récents

En 2023 et début 2024, Société Générale a vu ses revenus stagner avec une pression notable sur la marge nette d’intérêt due au changement de politique monétaire européenne. L’augmentation des taux par la Banque centrale européenne (BCE) a offert des opportunités en matière de revenus d'intérêts, mais cela a été partiellement contrebalancé par une hausse du coût du crédit et une incertitude accrue autour de l’économie européenne. Le bénéfice net part du groupe est resté stable autour de 2 milliards d’euros pour 2023.

Simplification et cessions stratégiques

Le groupe a engagé des mesures de simplification structurelle. La fusion récemment finalisée entre ses deux réseaux bancaires de détail en France (Société Générale et Crédit du Nord) sous l’entité SG marque une étape significative. Par ailleurs, Société Générale s’est retirée de plusieurs marchés à plus faible rentabilité, incluant la cession de ses activités en Afrique au groupe Vista et à d'autres acteurs régionaux. Ces choix s’inscrivent dans une logique de focalisation sur les géographies et métiers à plus forte valeur ajoutée.

Positionnement en Banque d’investissement et marchés

Le pôle Global Banking & Investor Solutions (GBIS) a continué d’être un contributeur majeur aux résultats, bénéficiant d’une forte volatilité de marché et de la demande croissante en services de financement structuré. Cependant, cette division reste exposée à une cyclicité élevée, notamment en cas de refroidissement des marchés de capitaux. Le recentrage sur des segments comme les dérivés actions, où la banque demeure un acteur mondial de premier plan, se poursuit.

Notation et solidité financière

Les agences de notation maintiennent un niveau de confiance modéré dans la solidité du groupe, avec une notation Moody’s de A1 et une perspective stable. L’indice CET1, indicateur clé de solvabilité, se situe à 13,3%, au-dessus des exigences réglementaires. Ce socle lui donne une assise solide pour affronter des vents contraires si ceux-ci devaient surgir en 2025.

Prévisions macroéconomiques et impact potentiel

L’environnement macroéconomique européen reste incertain. L’éventuelle détente des taux d’intérêt par la BCE pourrait être favorable à la demande de crédit, mais l’inflation persistante et les tensions géopolitiques (Ukraine, Moyen-Orient, Chine) représentent des freins potentiels à la reprise. Le rythme de désendettement budgétaire en Europe et la fragilité de certains secteurs (immobilier commercial, énergie) pourraient être surveillés de près.

À l’aube de 2025, Société Générale aborde une phase de consolidation suite à la profonde réorganisation opérée en 2023–2024. Les résultats des trimestres à venir seront clés pour évaluer la pertinence de cette nouvelle feuille de route.

Quels leviers pourraient soutenir la croissance du titre Société Générale en 2025 ?

Malgré un contexte incertain, plusieurs facteurs structurels et stratégiques pourraient jouer en faveur de l'action Société Générale (GLE) en 2025. Le redressement du titre dépendra de la capacité du groupe à exécuter son plan de transformation et à capitaliser sur les opportunités offertes par le marché et les nouvelles technologies financières. Voici les principaux moteurs à surveiller.

Monétisation de la plateforme SG

La fusion des réseaux de détail aboutissant à la marque SG vise à dégager des synergies à hauteur de plus de 500 millions d’euros d’ici 2026. En 2025, les premiers effets économiques devraient commencer à se matérialiser, tant en termes de réduction des coûts opérationnels que d’optimisation des parcours clients. Cette plateforme unifiée pourrait favoriser une meilleure digitalisation des services bancaires grand public, avec un effet positif sur les marges.

Déploiement technologique et transformation digitale

Société Générale investit massivement dans ses infrastructures informatiques et dans la blockchain via sa filiale Forge. Ces ambitions soulignent la volonté du groupe de se positionner comme acteur clé dans le futur de la finance décentralisée (DeFi) et des actifs numériques. Si l’adoption réglementaire et client suit, cette orientation pourrait représenter un relais de croissance long terme.

Soutien des marchés de capitaux

Pour sa branche GBIS (Global Banking and Investor Solutions), 2025 pourrait être une année favorable si les marchés action redevenaient porteurs et si l’activité de financements structurés et de coverage clients se maintient à un niveau élevé. L’exposition internationale diversifiée, notamment en Asie et en Europe de l’Est, offre une protection partielle contre les chocs économiques localisés.

Renforcement en banque privée et gestion d’actifs

Le groupe continue sa montée en puissance dans les métiers de banque privée et d'asset management, en s’alliant avec des acteurs locaux (comme Amundi ou Lyxor, dans certaines entités) pour mieux capter l’épargne française et européenne en transition. La pression réglementaire croissante sur les fonds d’investissement indépendants pourrait indirectement profiter aux grandes banques disposant d’importantes infrastructures de conformité.

Qualité du portefeuille de crédits

Au 1er semestre 2024, le taux de créances douteuses demeure bas pour GLE (2,8%). Une gestion prudente du risque crédit et une exposition maîtrisée aux secteurs sensibles pourraient protéger les bénéfices nets en 2025. La diversification géographique continuera aussi de jouer un rôle stabilisateur dans les portefeuilles prêtés.

Dividende et rendement pour les investisseurs

Société Générale propose généralement un dividende attractif. Pour 2024, le dividende proposé atteint 0,90 euro par action (soumis à approbation), ce qui représente un rendement autour de 6% au cours courant. Si les bénéfices progressent en 2025, une politique de retour aux actionnaires plus généreuse pourrait stimuler la valorisation du titre.

Combinés, ces leviers pourraient exercer une influence positive sur le cours de l'action GLE en 2025, conditionnés à l'exécution rigoureuse du plan stratégique et à une conjoncture économique globalement stable.

"Le principal avantage des actions est de participer au succès de grandes entreprises, mais l'investisseur doit être prêt à accepter le risque de marché : plus le potentiel de gain est élevé, plus la possibilité de faire face à des périodes de pertes temporaires ou permanentes est grande."

"Le principal avantage des actions est de participer au succès de grandes entreprises, mais l'investisseur doit être prêt à accepter le risque de marché : plus le potentiel de gain est élevé, plus la possibilité de faire face à des périodes de pertes temporaires ou permanentes est grande."

Quelles menaces et variables surveiller en 2026 ?

Alors que 2025 s’annonce comme une année charnière pour le redressement et l’optimisation du modèle de Société Générale, les perspectives pour 2026 restent étroitement liées à plusieurs variables exogènes et endogènes. Voici les principales zones d’attention que les investisseurs devront surveiller de près.

Risque de croissance anémique en zone euro

Un ralentissement économique prolongé en Europe, marqué par une reprise molle de la consommation, un investissement privé réticent et un climat de taux élevé, pourrait affecter la capacité de la banque à générer des revenus organiques. De plus, la dynamique du crédit pourrait s’essouffler si la confiance des ménages et entreprises devait continuer à s'effriter.

Cyclité des activités de marché

Le pôle GBIS reste sujet à une grande volatilité. Si les marchés financiers devenaient plus calmes ou si les volumes de transactions chutaient, les revenus de la banque d’investissement pourraient reculer significativement. Ce scénario est typiquement associé à un resserrement monétaire prolongé ou à une crise de liquidité sur les marchés.

Risque géopolitique et réglementaire

L’instabilité continue en Ukraine, les différends commerciaux entre grandes puissances, ou une reconfiguration géopolitique en Afrique pourraient affecter l’exposition internationale de Société Générale. Par ailleurs, une régulation bancaire plus contraignante (Bâle IV, évolution des critères ESG) pourrait alourdir les charges de conformité et capex technologique en 2026.

Intensité concurrentielle sur le digital

Les néobanques et fintechs continuent de gagner des parts de marché, particulièrement auprès d’une clientèle jeune et urbaine. Si SG ne parvient pas à actualiser rapidement son offre digitale, le risque de désintermédiation croît. Les attentes des clients évoluent rapidement, et les banques traditionnelles peinent parfois à suivre ce rythme technologique imposé, surtout en matière d’expérience utilisateur et d’offre mobile.

Exposition au secteur immobilier

Le marché immobilier, notamment dans le segment commercial, reste tendu. Une baisse des prix ou une augmentation du nombre de défauts pourrait affecter les portefeuilles de prêts et générer d’importants coûts de provisionnement. Cette dynamique est accentuée par la hausse des taux sur les crédits à long terme et une moindre appétence des investisseurs institutionnels pour le secteur.

Flottement stratégique éventuel

En cas de résultats décevants en 2025, la stratégie de simplification et de focalisation pourrait être remise en cause par le marché. Des arbitrages mal maîtrisés ou une communication floue quant à la vision long terme donneraient lieu à un désengagement des investisseurs institutionnels. Il est donc essentiel que la direction continue à communiquer des indicateurs clairs et tangibles sur sa feuille de route post-2025.

En résumé, si des forces positives existent pour soutenir Société Générale jusqu’en 2026, une vigilance s’impose. L’environnement reste exposé à de nombreux aléas systémiques, et la valorisation du titre devra être confrontée régulièrement à la matérialisation (ou non) de ces risques.

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