ACTIONS D’ SCHNEIDER ELECTRIC (SU): PERFORMANCE 2025, MOTEURS, JALONS ET RISQUES — QUE SURVEILLER EN 2026 ?
Analyse complète des actions SU : tendances 2025, leviers, risques
Performance financière actuelle de Schneider Electric
Schneider Electric (code mnémonique : SU), leader mondial de la gestion de l’énergie et de l’automatisation, continue de démontrer sa solidité financière. L’exercice 2023 a consolidé l’entreprise parmi les acteurs industriels les plus résilients, dans un contexte économique mondial encore incertain.
En 2023, le groupe a affiché un chiffre d'affaires de 36 milliards d'euros, en hausse de 12 % par rapport à 2022, porté par une croissance organique soutenue dans ses divisions "Energy Management" et "Industrial Automation". Le résultat net a atteint 3,4 milliards d'euros, en progression de 14 %. Cette performance est soutenue par la stratégie de digitalisation et de durabilité du groupe, avec une forte demande en solutions liées à l'efficacité énergétique.
L’entreprise affiche également une marge d’EBITA ajustée solide à 17,5 %, confirmant sa capacité à maintenir un haut niveau de rentabilité tout en investissant dans l’innovation (environ 5 % du chiffre d’affaires est alloué à la R&D). Le rendement des capitaux employés (ROCE) dépasse 14 %, ce qui témoigne de la qualité de la gestion opérationnelle.
Côté boursier, en 2024, l’action SU a connu une progression d’environ 18 % depuis janvier, atteignant des sommets historiques à plus de 200 €. Cette dynamique reflète la confiance des investisseurs dans la trajectoire stratégique du groupe, en particulier dans sa capacité à bénéficier de la transition énergétique mondiale.
Concernant la politique de dividende, Schneider Electric a maintenu une distribution constante et croissante avec un dividende de 3,50 € par action en 2024, contre 3,15 € en 2023, soit un rendement brut d’environ 1,8 %.
Au 1er semestre 2025, les analystes anticipent un maintien de cette dynamique, avec un objectif de croissance organique autour de 6 % à 8 % et une marge stable. Plusieurs signaux positifs sur les marchés industriels et la digitalisation des infrastructures favorisent ce tableau.
En résumé, Schneider Electric maintient des fondamentaux solides, un portefeuille diversifié et une orientation claire vers la croissance durable, ce qui en fait une action de grande qualité dans le secteur industriel européen.
Facteurs de croissance à court et moyen terme
Plusieurs moteurs stratégiques soutiennent la croissance de Schneider Electric à l’horizon 2025-2026. Ces leviers s’ancrent dans des tendances structurelles majeures, telles que la transition énergétique, la digitalisation de l’industrie, et la réglementation en faveur de la neutralité carbone.
1. Accélération de la transition énergétique
Schneider Electric est idéalement positionnée pour capter les opportunités liées à la décarbonation industrielle. Ses solutions favorisent une meilleure efficacité énergétique pour les bâtiments, les centres de données et les infrastructures critiques. La plateforme EcoStruxure, qui intègre IoT, contrôle en temps réel, intelligence artificielle et maintenance prédictive, attire un nombre croissant de clients soucieux d'optimiser leurs consommations énergétiques et de réduire leur empreinte carbone.
2. Croissance dans les marchés émergents
Le développement des activités dans les pays en développement contribue de manière significative à la croissance organique. Schneider Electric intensifie ses investissements en Asie du Sud-Est, en Inde, en Afrique et en Amérique latine. Ces régions investissent massivement dans les infrastructures électriques, les nouvelles usines de production et les systèmes de gestion intelligente de l’énergie.
3. Expansion dans les bâtiments intelligents et les centres de données
La demande croissante en technologies de gestion énergétique pour les bâtiments intelligents et les data centers stimule la demande pour les offres logicielles et matérielles de Schneider Electric. Le boom de l’intelligence artificielle et du cloud computing favorise également l’expansion du portefeuille de produits pour les centres de données à haute performance énergétique.
4. Acquisitions ciblées
La stratégie d’acquisition du groupe, sélective mais régulière, renforce ses capacités technologiques. Après l'intégration réussie de RIB Software et ProLeiT, d'autres acquisitions dans les domaines de la cybersécurité, des logiciels industriels et de l'intégration IT/OT sont envisagées.
5. Objectifs ESG comme facteur d’investissement
Le positionnement fort de Schneider Electric dans les indices ESG (Environnement, Social et Gouvernance) attire de plus en plus les investisseurs institutionnels soucieux d'investir dans des entreprises durables. L'entreprise est régulièrement classée parmi les leaders mondiaux pour la durabilité par le Dow Jones Sustainability Index et Corporate Knights.
En synthèse, à l’horizon 2026, les perspectives de croissance sont robustes, avec des catalyseurs multiples provenant tant de l’innovation technologique que des dynamiques macros environnementales. La convergence des axes durable, numérique et industriel offre un potentiel solide aux actions SU à moyen terme.
Risques et points de vigilance à surveiller
Malgré ses solides perspectives de croissance, l'action Schneider Electric n’est pas exempte de risques et d’enjeux importants à surveiller à l’horizon 2026. Ces éléments doivent être considérés autant par les investisseurs particuliers que par les professionnels dans le cadre d’une allocation long terme.
1. Pression sur les chaînes d’approvisionnement
Comme de nombreuses entreprises industrielles, Schneider Electric est exposée à des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Bien que les tensions post-COVID aient commencé à s'atténuer, l’instabilité géopolitique (guerre en Ukraine, tensions Chine-USA) pourrait affecter les délais, les coûts logistiques et la disponibilité de composants clés.
2. Fluctuations des prix des matières premières
Le groupe est dépendant de certains métaux et matériaux comme le cuivre et l’aluminium pour ses équipements électriques. Un renchérissement prolongé de ces matières premières, non répercuté intégralement sur les clients, pourrait comprimer les marges dans certains segments.
3. Risques de cybersécurité
Avec l’interconnexion croissante des systèmes industriels et énergétiques, les risques de cybersécurité augmentent. Schneider Electric, qui propose des solutions connectées et logiciels de pilotage énergétique, est une cible potentielle pour les cyberattaques. Cela implique des investissements soutenus et une surveillance continue en matière de sécurité informatique.
4. Concurrence accrue dans la digitalisation industrielle
Le marché des solutions d’automatisation et de gestion énergétique devient de plus en plus compétitif, avec des acteurs comme Siemens, ABB, Honeywell ou encore Emerson. La différenciation par l’innovation et l’expérience client reste donc cruciale pour préserver des parts de marché.
5. Sensibilité à la politique monétaire
En tant que valeur défensive mais cyclique, l’action SU peut être sensible au contexte de taux d’intérêt. Une remontée prolongée des taux dans la zone euro ou aux États-Unis pourrait impacter l’évaluation des actifs industriels et réduire la valeur présente des futurs résultats.
6. Gestion de la transition interne
Tout changement dans le top management ou réorientation stratégique pourrait générer des incertitudes temporaires. En particulier, l’exécution rigoureuse de son plan stratégique 2021-2025 reste à surveiller de près jusqu’à son aboutissement en 2026.
Enfin, à l’approche de 2026, les investisseurs devront évaluer la capacité de Schneider Electric à renouveler ses relais de croissance, maintenir ses marges et contenir ses risques opérationnels, dans un environnement où la concurrence et les attentes ESG seront de plus en plus élevées.