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ACTIONS D’ ARCELORMITTAL (MT): PERFORMANCE 2025, MOTEURS, JALONS ET RISQUES — QUE SURVEILLER EN 2026 ?

Voici ce qu’il faut surveiller pour ArcelorMittal à l’approche de 2026 : catalyseurs de croissance, signaux de ralentissement, et objectifs clés à court terme.

Performance de l’action ArcelorMittal (MT) en 2025 : résultats et évolution

En 2025, l’action ArcelorMittal (code mnémonique MT) a traversé une année marquée par des vents contraires macroéconomiques, la volatilité des matières premières et une pression accrue liée aux règlementations environnementales. Dans ce contexte, les investisseurs ont surveillé de près les résultats trimestriels, les performances opérationnelles et les annonces stratégiques du plus grand sidérurgiste mondial.

La performance de l’action MT a été influencée par plusieurs facteurs majeurs :

  • Prix de l’acier et matières premières : Une baisse intermédiaire des prix de l’acier au T2 2025 a impacté les marges.
  • Demande mondiale : Le ralentissement de la croissance en Chine et en Europe a modéré la dynamique mondiale.
  • Résilience opérationnelle : Malgré ces défis, ArcelorMittal a maintenu une efficacité industrielle robuste et a poursuivi son plan de réduction de coûts.
  • Résultats financiers : Le chiffre d’affaires consolidé s’est maintenu autour de 79 milliards d’euros, avec un EBITDA ajusté annonçant une stabilisation sur l’année.
  • Rendement pour les actionnaires : ArcelorMittal a poursuivi son programme de rachat d’actions et a versé un dividende stable, contribuant à soutenir le cours.

Sur l’année, le cours de l’action MT a affiché une performance en dents de scie, évoluant dans une fourchette entre 23 € et 30 €, liée à la sensibilité du titre aux cycles industriels.

Le marché a toutefois récompensé l’ajustement stratégique du groupe vers la décarbonation et l’expansion dans les produits à haute valeur ajoutée, notamment dans les segments automobile et construction verte.

Plusieurs analystes estiment que le PER (Price Earnings Ratio) se situe à un niveau attractif, inférieur à la moyenne sectorielle, ce qui renforce l’attrait des actions MT pour des investisseurs à moyen terme.

Enfin, les opérations de désendettement ont renforcé la structure financière du groupe, réduisant la dette nette en dessous des 2,6 milliards d’euros selon les indications de fin 2025 — un signal positif pour les agences de notation.

La performance de 2025 est donc à considérer comme une phase de transition, avant un repositionnement potentiellement plus fort en 2026 si les conditions macroéconomiques s’améliorent et que la demande en acier rebondit.

Quels sont les moteurs attendus pour ArcelorMittal à l’horizon 2026 ?

Alors qu’ArcelorMittal entre en 2026, plusieurs dynamiques devraient servir de leviers pour le cours de son action. Les investisseurs institutionnels et particuliers suivent avec attention ces moteurs stratégiques, sachant que le secteur de l’acier reste cyclique et corrélé à la croissance économique globale.

Voici les facteurs principaux susceptibles de stimuler la valorisation du titre MT :

  • Transition vers l’acier « vert » : ArcelorMittal intensifie ses investissements dans la production d’acier sans carbone avec des tests pilotes de DRI (Direct Reduced Iron) et des partenariats publics-privés pour la décarbonation.
  • Dynamique sectorielle : Une éventuelle reprise du secteur automobile européen et des infrastructures publiques, notamment dans les économies émergentes, pourrait relancer la consommation d’acier.
  • Capacité de restructuration : Le groupe poursuit la rationalisation de ses sites en Europe, gagnant en marge opérationnelle par l’automatisation et la réduction d’actifs à faible rentabilité.
  • Politique énergétique européenne : Les régulations de l’UE visant les importations d’acier à forte empreinte carbone pourraient renforcer la compétitivité d’ArcelorMittal.
  • Technologies émergentes : L’entreprise investit dans l’hydrogène pour décarboner sa production, avec plusieurs prototypes lancés en Allemagne et au Canada. Ce positionnement pourrait attirer les investissements ESG à long terme.
  • Stabilité financière et rachat d’actions : Le maintien d’un ratio dette/EBITDA maîtrisé permet au groupe de continuer à redistribuer du capital aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions, renforçant le rendement total.

Ces catalyseurs dessinent un scénario constructif, encore sujet aux aléas géopolitiques et aux tensions sociales sur certains sites industriels. Toutefois, l’agilité stratégique du groupe lui permet d’absorber une partie de ces chocs potentiels tout en maintenant sa trajectoire.

La crédibilité ESG renforcée par la progression des objectifs de réduction carbone pourrait également attirer des fonds ISR, un segment croissant de l’investissement en bourse en France et en Europe.

Globalement, 2026 pourrait apparaître comme une année charnière dans la transformation du modèle industriel du groupe, et donc dans la valorisation de l'action MT.

"Le principal avantage des actions est de participer au succès de grandes entreprises, mais l'investisseur doit être prêt à accepter le risque de marché : plus le potentiel de gain est élevé, plus la possibilité de faire face à des périodes de pertes temporaires ou permanentes est grande."

"Le principal avantage des actions est de participer au succès de grandes entreprises, mais l'investisseur doit être prêt à accepter le risque de marché : plus le potentiel de gain est élevé, plus la possibilité de faire face à des périodes de pertes temporaires ou permanentes est grande."

Quels sont les risques à anticiper pour l’action MT en 2026 ?

Malgré les perspectives encourageantes, les investisseurs doivent prendre en compte plusieurs risques majeurs susceptibles d’altérer la trajectoire de l’action ArcelorMittal (MT) en 2026. Ces éléments de vigilance sont cruciaux afin d’évaluer l’équilibre risque/rendement.

Voici les axes clés de prudence à surveiller :

  • Volatilité des prix de l’acier : Le cours du minerai de fer et de l’acier dépend fortement de la demande chinoise. Un nouveau repli de la construction ou de l’industrie chinoise pourrait exercer une pression baissière sur les marges mondiales.
  • Ralentissement macroéconomique : Si la croissance en Europe ou aux États-Unis devait faiblir, les commandes dans l’industrie lourde, l’automobile et l’infrastructure pourraient reculer.
  • Pression réglementaire : Des réglementations environnementales plus strictes en Europe ou des taxes carbone plus élevées pourraient entraîner des coûts d’adaptation importants si elles ne sont pas compensées par des financements publics suffisants.
  • Risques géopolitiques : Les tensions en Ukraine, au Moyen-Orient ou dans les relations sino-américaines peuvent perturber les chaînes d’approvisionnement, les exportations et nuire à la visibilité sur la demande mondiale.
  • Main-d’œuvre et tensions sociales : Des mouvements de grève sur des sites européens ou américains, en lien avec la transition énergétique ou la robotisation, pourraient perturber la production et peser sur les résultats.
  • Risque de change : Avec une activité extrêmement internationale, ArcelorMittal reste exposé aux fluctuations de l’euro face au dollar, qui peuvent affecter les profits réalisés hors zone euro.

En plus de ces indicateurs, les analystes recommandent de suivre :

  • Les coûts énergétiques, notamment du gaz naturel et de l’électricité (qui représentent une forte portion des charges d’exploitation).
  • Les annonces de fusions ou cessions d’actifs, particulièrement dans les filiales en Inde ou en Amérique latine.
  • L'évolution des indicateurs ISR, de la taxonomie verte et des notations ESG, devenus sensibles pour les valorisations en bourse.

En somme, investir dans ArcelorMittal en 2026 nécessite un suivi régulier des indicateurs macro, des actualités sectorielles et de la stratégie ESG du groupe. Bien que la valorisation reste attractive, une vigilance est de mise face à un environnement mondial instable et évolutif.

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